Mort ou vivant- De Vincent Lacroix à Nelly Arcan

2 octobre, 2009

La déclaration du fraudeur Vincent Lacroix à l’effet qu’il est mort mentalement même si physiquement il est encore vivant nous porte à la réflexion suivante :«Pourquoi continue-t-il de s’accrocher à cette vie difficille et cruelle qui est présentement la sienne?» À l’opposé, il y en a d’autres comme l’écrivaine Nelly Arcan qui, malgré sa jeunesse, sa gloire et sa popularité en société décide de passer à l’action pour se suicider? Pourquoi certains qui ont tout perdu ou qui sont malades s’accrochent-ils tandis que d’autres qui semblent tout posséder et en santé, décident-ils de quitteravant la fin.
Plusieurs philosophies existent sur ce qu’est la vie et sur son attirance; plusieurs sont purement imaginaires, de nombreuses sont religieuses et quelques-unes sont rationnelles et matérialistes considérant que la vie se résume uniquement aux moments passés sur terre sans aucune vie après la mort.
Il est impossible de trancher sur ce qui arrive réellement après la mort mais il est possible de constater et comprendre que la vie sur terre est comme un voyage. Les étapes sont imprévisibles et si certains moments sont des extases, d’autres sont de véritables tortures. Malheureusement on ne décide pas vraiment des événements de sa vie et c’est le hasard qui détermine la plupart des éléments du destin de chacun, lequel est en perpétuelle mouvance. Notre seul choix véritable est la réaction que nous décidons d’avoir face aux événements quinous sont présentés!
La situation actuelle de Vincent Lacroix est un exemple de mauvais moments dans le destin d’une personne tout comme celle de l’ex-Lieutenant-gouverneur Lise Thibault ou de Micheline Charest à l’époque de la faillite de Cinar. Ces leaders de la société ont connu la célébrité et la vie luxueuse mais ils se retrouvent soudainement parias et lapidés (au sens figuré) sur la place publique. Ils sont montés au sommet pour se retrouver ensuite au plus bas de la société! Leur situation est très douloureuse, voir proche de la torture mais ils s’accrochent néanmoins à la vie.
Certains lecteurs de LeStudio1.com m’ont déjà écrit pour suggérer d’envoyer à la chaise électrique les fraudeurs financiers ou de les condamner à la prison à perpétuité? Je ne crois pas que les Lacroix, Charest et Thibault méritent le même traitement que des abuseurs d’enfants, des violeurs, des assassins ou des terroristes.
Les Vincent Lacroix, Lise Thibault ou Micheline Charest (avant sa mort accidentelle) continuent de s’accrocher à leur vie et espérer une mince lueur de bonheur à l’horizon. Dans un sens, leur courage est très louable, l’autre option étant la mort par le suicide et cette solution ne mène nulle part!
Bernard Bujold - 
Photo 1: Vincent Lacroix, Micheline Charest et Lise Thibault;
Photo 2: Nelly Arcan;
Photo 3: Mademoiselle X et les mascottes au Cimetière du Père Lachaise à Paris

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The Lost Symbol par Dan Brown- Le pouvoir de l’esprit humain

21 septembre, 2009

Le nouveau Dan Brown, The Lost Symbol, est un livre parfait au niveau de la consturction de l’intrigue et chacun des 133 chapitres commence et se termine par un suspens. Il s’agit sans équivoque ce que l’on qualifie d’excellent « page turner ».
Le scénario de l’ouvrage n’est pas unique en soi mais il constitue une lecture captivante, laquelle selon-moi, est aussi intéressante que l’était le célèbre best-seller The Da Vinci Code. Je suis convaincu que l’éditeur et son auteur connaîtront le succès au niveau des ventes qui déjà dépassent les millions de copies. Remarquez que pour dépasser The Da Vinci Code, il faudra vendre plus de 81 millions d’exemplaires…
Mais là où l’ouvrage devient différent et nouveau, c’est au niveau de ses réflexions scientifiques concernant la puissance de l’esprit humain. On peut faire un rapprochement direct avec le livre The Secret. Toutefois, si l’ouvrage de Rhonda Byrne était plus près des théories de « Positive Thinking » à la Dale Carnegie, celui de Dan Brown base ses conclusions sur des recherches scientifiques. On peut d’ailleurs consulter le site Internet de l’organisation sur laquelle Brown appuie les théories de son roman : The Institute of Noetic Sciences, lequel est installé en Californie du Nord et qui se spécialise dans la recherche sur le pouvoir du cerveau humain. (Voir lien internet plus bas)
L’ouvrage de Dan Brown propose la conclusion que l’esprit humain est infiniment puissant mais que ses possibilités sont encore presque totalement inconnues et inutilisés par le grand public. Toutefois, des organisations comme les Francs Maçons connaissaient cette puissance et ils échangeaient sur le sujet entre membres de la confrérie secrète. La même situation existait, et existe encore, dans des organisations religieuses, catholique romaine et autres.
Dan Brown en arrive à définir Dieu, comme étant l’esprit humain qui est en chacun de nous. Nous sommes Dieu et il existe dans notre esprit. L’auteur décrit aussi les phénomènes miraculeux comme une connaissance des sciences et de leurs possibilités. Pour décrire les aspects inconnus du cerveau humain, Dan Brown a consulté les recherches scientifiques de l’Institut Noetic. On peut donc adhérer aux théories qu’il avance.
Pour cette raison, la conclusion de son livre est encourageante. Selon le roman de Dan Brown, il y a de l’espoir pour l’avenir de l’humanité car l’esprit humain est en fait Dieu et, de ce fait, cet esprit sera le responsable de l’avenir de la race humaine.
Nous sommes maître de notre destinée et de notre avenir!
Bernard Bujold 
Photo 1: Couverture The Lost Symbol et Dan Brown;
Photo 2: Dan Brown chez son éditeur;
Photo 3: Bernard Bujold et sa copie “The Lost Symbol”

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Lien site officiel Dan Brown
Lien vers Les Meilleurs 2009 – LeStudio1.com
Lien site The Institute of Noetic Sciences


Le courage de Barack Obama

14 septembre, 2009

Le Président des États-Unis Barack Obama est probablement l’homme le plus populaire partout sur la planète sauf dans son propre pays…
En effet, Obama recevrait jusqu’à 30 menaces de morts quotidiennement et un pasteur religieux américain d’Arizona (de race blanche marié et père de cinq jeunes enfants) a même invité publiquement en chaire ses fidèles pour qu’ils prient avec lui afin qu’Obama meurt et aille en enfer! (Voir lien article de presse plus bas)
Cette impopularité peut s’expliquer par le fait que si la cote du Président atteint presque l’unanimité dans la plupart des pays du monde, aux États-Unis celle-ci est mathématiquement de 25% seulement. En effet, il faut se rappeler qu’aux dernières élections présidentielles, les Républicains et Démocrates étaient nez à nez (50%-50%). Si on fait le compte au niveau uniquement du Parti Démocrate, Obama était également nez à nez avec Hillary Clinton. Résultat, cela ne lui donne que 25% d’appui contre 75% d’opposition.
Barack Obama est le politicien le plus fascinant que nous ayons actuellement sur la planète. Son type de leadership me rappelle celui du commandant Jean-Luc Picard de la série Star Trek.
Sur le plan pratique, si on le compare avec ses adversaires américains, que ce soit Hillary Clinton ou John McCain, il ressort comme le plus vrai et le plus dévoué pour le mieux-être de ses compatriotes. Ailleurs dans le monde, aucun chef d’état n’atteint son niveau de dévouement que ce soit au Canada (tous partis confondus), au Québec ou même en France avec Nicolas Sarkozy, qui était pourtant très prometteur lors de son élection.
Barack Obama dit ne pas vouloir reculer, au risque de déplaire et de se faire des ennemis. Il défend ses programmes, entre autres les soins de santé, et il est prêt à en assumer les dommages que cela aura sur sa popularité politique.
La question qui se pose : Est-ce que les Américains vont le soutenir ou l’abandonneront-ils au profit de politiciens plus traditionnels? Il ne faut pas oublier que le peuple américain est très conservateur et très éloignédes valeurs sociales-démocrates que prône Barack Obama.
On peut faire un rapprochement entre Obama et l’ex-président John F. Kennedy. D’ailleurs l’amitié entre Ted Kennedy et Barack est un signe du penchant à gauche de ces trois politiciens. Les Américains ont pleuré John F. Kennedy mais il ne demeure pas moins qu’on l’a assassiné…
Il est à souhaiter que le président Obama réussisse à imposer ses idées de réforme. Il est à souhaiter aussi que la violence ne prenne pas la place de la démocratie. Sur ce plan, heureusement que les services de sécurité américains sont efficaceset aux aguets. (Voir livre “In the President’s Secret Service”)
LeStudio1.com appuie le Président américain et nous lui offrons une mention d’excellence dans la galerie Les Meilleurs 2009.
Bernard Bujold -  www.LeStudio1.com

Photo 1: Barack Obama devant le Congrès américain;
Photo 2: Couverture du livre sur la sécurité du président américain;
Photo 3: Commandant Jean-Luc Picard de Star Trek


L’avenir des journaux à Montréal

8 septembre, 2009

Les journaux papier sont en crise économique partout dans le monde et la plupart sont aux prises avec des transformations qui remettent en question leur existence fondamentale. Aucun journal n’est à l’abri du choc Internet et si la faute est en partie celle des éditeurs qui se sont ouverts à la gratuité de l’information, laissant entrer le loup dans la bergerie, il leur faut aujourd’hui composer avec la situation.
Les historiens considèrent cependant que l’évolution des médias, depuis le début des années 1900, fut un perpétuel transfert de l’expertise d’une plate-forme à une autre. Ainsi les journaux papiers ont accueilli la radio qu’ils ont financée pour augmenter leur rayonnement auprès de la communauté. Plus tard, les propriétaires de stations radio ont financé la télévision et ils ont créé les premiers réseaux. S’il y a un élément à retenir, c’est que ceux qui ont financé l’évolution des médias jusqu’à aujourd’hui furent toujours ceux dont la mission d’entreprise était l’exploitation de l’industrie des communications. Dans un sens, l’Internet est le produit dérivé des journaux papier, de la radio et de la télévision. Son exploitation doit donc être financé par les grands médias.
Les Montréalais sont actuellement à même de constater les bouleversements dont sont victimes deux de leurs principaux journaux.
Dans un cas, celui du Journal de Montréal, son propriétaire Quebecor est un spécialiste des communications et il domine le marché de transport Internet avec sa filiale Vidéotron. Le Journal de Montréal fut à la base de la création de l’empire et si celui-ci a agi comme catalyseur, il n’est plus la raison d’être de l’entreprise. Il en va souvent ainsi des grandes créations. Le Journal de Montréal a servi de tremplin à l’œuvre de Pierre Péladeau mais l’enfant a quitté le nid… La direction de Quebecor doit présentement gérer un conflit de travail (lock out) et selon-moi, il est évident que la solution finale sera une fusion des activités du Journal de Montréal avec une autre filiale compatible afin d’augmenter la convergence et surtout diminuer les coûts d’exploitation.
L’autre grand journal des Montréalais, La Presse, vit également des moments difficiles mais sa situation est différente. L’entreprise est un petit empire en soi et le quotidien est aussi présent et significatif dans la vie urbaine de Montréal que le sont les New-York Times, The Globe and Mail, ou Le Monde dans leur ville respective. Est-ce que cela en assure l’immortalité? Toute chose à une fin mais je ne crois pas que La Presse cessera ses activités.
Je suis cependant convaincu que son propriétaire, le groupe Power Corporation, veut la vendre pour se concentrer dans des entreprises rejoignant mieux samission d’entreprise qui est la finance.Pour bien comprendre la pensée de Paul Desmarais Sr, et par conséquent celle dePower Corporation, il faut lire l’entrevue qu’il a accordée au magazine Le Point en juin 2008. Tout est là, écrit noir sur blanc. Power Corporation ne veut pas être dans l’exploitation d’entreprises mais dans la gestion de la haute finance.(Voir lien avec l’entrevue de Paul Desmarais Sr. plus bas)
Pour vendre une entreprise, il vaut cependant mieux être rentable et l’actuel exercice de rationalisation par la direction de La Presse s’inscrit tout à fait dans les procédures normales avant une vente…
La question qui demeure; qui achètera La Presse (Gesca)?
Trois possibilités :
1. Le groupe Transcontinental qui est l’actuel imprimeur de La Presse et qui exploiteaussi plusieurs magazines grand public. La convergence serait excellente.
2. Le groupe Rogers Communications qui possède plusieurs magazines au Québec en plus d’être présent sur Internet.
3. Finalement il y a aussi Quebecor… Pierre Péladeau avait acheté le réseau télé TQS. Après son décès, son fils Pierre-Karl a fait un coup d’éclat en vendant le petit réseau pour acquérir Videotron qui possédait le réseau TVA, le leader au Québec. Il ne serait pas surprenant qu’il répète l’exploit et que par une stratégie quelconque il fasse l’acquisition de La Presse pour se débarasser à rabais du Journal de Montréal. Les employés en lock out devraient d’ailleur offrir de l’acheter pour en faire ensuite une coopérative, financée par les grandes centrales syndicales, et fusionner l’acquisition avec leur création, le site Rue Frontenac.
En conclusion, l’avenir des journaux est à un point tournant et rien ne sera jamais plus pareil. Comme l’a dit le poète : « Tout change et rien ne dure… »
Bernard Bujold
Photo 1: Mademoiselle X LeStudio1.com devant l’édifice La Presse;
Photo 2: Paul Desmarais Sr. et ses deux fils, Paul Jr. et André;
Photo 3: Bernard Bujold avec Le Journal de Montréal à Paris (1991)


Hommage à Serge Losique – Fondateur du Festival des films du monde

2 septembre, 2009

Le fondateur du Festival des films du monde de Montréal, Serge Losique, a sans contredit la passion du cinéma. Cet ex-professeur universitaire (Université Concordia) est d’ailleurs l’auteur de plusieurs réalisations dans ce domaine tant comme cinéaste que comme pédagogue et organisateur culturel, dont le FFM depuis 33 ans. Il est aussi l’un des fondateurs de l’INIS et il est celui qui a implanté les premiers cours en cinéma à l’Université du Québec à Montréal (UQAM).
Serge Losique n’aime pas revenir sur les «chicanes de chapelle » entourant le FFM et les tentatives pour remplacer son festival par un autre en 2005. Il considère ce genre de débat normal dans une société démocratique. Sa réflexion repose sur un vieux proverbe :« Ami si tu m’aimes viens chez moi! » Sinon et bien tant pis… Le public montréalais aime le FFM.
Serge Losique déclare d’ailleurs comme son plus grand accomplissement celui d’avoir inspiré chez les Montréalais l’amour du cinéma et d’avoir établi la notoriété de Montréal dans ce domaine partout dans le monde.
Personnellement, j’ai toujours considéré Serge Losique être une sorte de guerrier passionné possédant un ardent désir de gagner tandis que lui, il se voit plutôt un simple catalyseur d’idées.
Il ne fait aucun doute que le fondateur du FFM est un homme courageux et surtout, très persévérant face aux obstacles. On peut facilement comparer son cheminement à celui de Claude Robinson. Voilà deux artistes d’un talent exceptionnel qui sont attaqués par l’establishment et à qui on essaie d’enlever l’œuvre de leur vie.
Le Québec tout entier approuve le jugement accordant un dédommagement à Claude Robinson et tous le félicitent pour sa ténacité face à l’injustice des dirigeants de Cinar. L’histoire de Serge Losique n’est pas différente de celle de Robinson.
Le combat de Losique a cependant été très bref. Deux ans et le verdict était rendu contrairement aux 14 ans de lutte de Claude Robinson. Pourtant, les adversaires de Serge Losique étaient plus nombreux et pas les moindres. On retrouvait tous les organismes gouvernementaux qui financent les festivals au Canada, les plus grands leaders culturels de Montréal comme Alain Simard, Daniel Langlois et Gilbert Rozon. Même les médias le condamnaient… L’objectif était clair: envoyer Serge Logique à la retraite!
Puisque que Losique ne voulu pas abandonner son Festival, on décida d’en créer un nouveau, en parallèle, le Festival International des films de Montréal 2005. Malgré un financement gouvernemental totalisant 2 millions$, l’échec fut lamentable!
Comme au tennis, l’impossible s’est produit. Le vieux champion a résisté devant les favoris. Les jeunes opposants ont très mal joué et ils ont commis des erreurs de débutant les conduisant à la défaite alors qu’ils auraient dû, compte tenu de leurs immenses moyens, écraser le vétéran Losique.
Le patriarche du FFM fit comme l’aurait fait un André Agassi devant un jeune adversaire prétentieux. Il joua son jeu et attendit que son opposant fasse les faux mouvements. Les compétiteurs de Serge Losique avaient tout pour le vaincre mais ils n’ont pas jouer le match pour lequel ils avaient les outils. Leur erreur principale fut de croire que le public abandonnerait le FFM pour embrasser un nouveau festival.
J’ai eu l’opportunité de jaser avec Serge Losique de son cheminement et de sa vision du cinéma. Je vous propose un compte-rendu de cette discussion sur le site LeStudio1.com.
Bernard Bujold
Lien entrevue Serge Losique avec LeStudio1.com
Photo 1: Serge Losique sur le tapis rouge du FFM(Photo Sylvain Légaré – FFM)
Photo 2: Claude Robinson
Photo 3: André Agassi (Photo Bernard Bujold)


Le rentrée de l’automne – LeStudio1.com

2 septembre, 2009

Pour moi la rentrée de l’automne a toujours été l’occasion de faire le ménage dans mes effets personnels afin de bien commencer la nouvelle saison et être mieux ouvert aux opportunités et aux découvertes.
Mais comme j’habite dans un édifice à logements multiples, je dois vivre au rythme de mes voisins dont je partage plus étroitement la vie quotidienne que si j’habitais une maison isolée à la campagne. Pour certains, le grand ménage annuel n’a pas de saison et il se déroule à l’année longue.
Ainsi à chaque semaine, je suis toujours surpris de constater les quantités incroyables d’objets qui se retrouvent soit dans les poubelles communes de l’édifice ou soit sur le banc près de l’ascenseur du garage. Parfois des meubles ou des appareils électroniques, souvent des livres et régulièrement des vêtements et des souliers neufs qui n’ont jamais été portés par leur propriétaire. Et comme je n’habite pas un logement à prix modique, vous imaginez la « qualité » des objets abandonnés.
Ma dernière découverte fut six grandes boites en carton avec à l’intérieur des centaines de CD de musique avec les pochettes invidivuelles. Pas n’importe lesquels! Toute la collection des disques originaux de Charles Aznavour (réédités en CD), 5 ou 6 de Céline Dion, des Joe Dassin, un Françoise Hardy (compilation), des Pavarotti et de nombreux enregistrements de concerts classiques ou opéras. J’ai ramassé les Aznavour et le Hardy et j’ai laissé le reste des CD pour mes autres voisins…
Je me suis cependant longuement interrogé, pour ne pas dire attristé, sur le sort de ces CD. Pourquoi son propriétaire les avait-il abandonnés au rebut? Était-il mort? Avait-il changé ses goûts musicaux! Manquait-il d’espace? Avait-il déménagé? Il y avait dans ces disques toute une vie d’amour de la musique!
Je ne connaîtrai jamais la raison car le lendemain les boites n’étaient plus là…
Moi aussi j’abandonne souvent des objets sur le banc du garage. Des livres que j’ai lus, des magazines que je ne veux pas conserver, des bibelots que je ne veux plus. C’est devenu une tradition dans les grands édifices à logements que de laisser des choses près de l’ascenseur du stationnement pour en faire profiter ses voisins.
Mais s’il y a une question à se poser c’est : Pourquoi avoir acheté au départ l’article que nous abandonnons? Pourquoi avoir mis tant d’efforts à rassembler des collections complètes de disques pour les abandonner un beau matin?
La vie est un passage et comme les saisons, rien ne dure. J’imagine qu’il faut accepter cette réalité et ne pas s’inquiéter de voir toutes ces choses matérielles abandonnées, sinon de diminuer nos propres efforts pour posséder et collectionner. Un sage a déjà dit: « Nous n’apporterons pas nos possessions au paradis.Parfois, nous ne les conserverons même pas le temps d’une saison… »
Bonne rentrée!
Bernard Bujold
P.S. Merci au voisin qui m’a donné ses cigares Montecristo. Il n’en voulait plus…
Photo 1: Bernard Bujold et un Montecristo (de son voisin…)
Photo 2: Charles Aznavour (Photo Bernard Bujold)


Le journalisme d’enquête (Partie 2)

18 août, 2009

La recherche de la vérité serait directement reliée à la recherche du bonheur!

LeStudio1.com a reçu plusieurs réactions suite aux récents éditoriaux commentant les fraudes financières ainsi que le journalisme d’enquête et la teneur des commentaires démontrent hors de tout doute une interrelation entre les deux sujets, malheur et mensonge!
La plupart des malheurs humains seraient reliés au mensonge et, en ce sens, la découverte de la vérité devrait contribuer à éliminer l’existence du malheur. Un fraudeur qui est découvert ne peut plus frauder, pas plus que le meurtrier démasqué ne peut tuer. Mais il souvent difficile, voir impossible, de découvrir la source avant l’acte.
Voilà pourquoi le travail des journalistes d’enquête et des policiers devient utile car leurs efforts nous fait découvrir les sources des malheurs, en dévoilant la vérité.
Selon plusieurs des correspondants de LeStudio1.com, le mensonge est généralement l’œuvre d’une personne proche de nous, un collègue de travail, un voisin, un parent ou parfois le conjoint qui veut divorcer. Les récentes découvertes entourant Bernard Madoff et Earl Jones font croire à des cas isolés mais à en lire vos commentaires, ce genre personnage est présent dans la vie quotidienne de tous et chacun à une échelle plus ou moins grande. Souvent, et c’est là le début du malheur, le mensonge engendre méchanceté, trahison et violence.
Mais il y a un paradoxe dans vos réflexions car si la méconnaissance de la vérité est la source des malheurs humains, la connaissance totale de la vérité provoquerait de plus grands malheurs encore! C’est l’un des commentaires communs à plusieurs d’entres vous : « Toute vérité n’est pas bonne à dire et ilvaut mieux garder certaines choses pour soi… »
Ainsi , selon certains, si nous connaissions tous les sentiments véritables de notre entourage, la vie en société serait impossible car il aurait trop de conflitset encore plus de mésententes et de guerres. Au fond, nous sommes tous individualiste et la seule personne qui compte véritablement, c’est nous… Le malheur (accident, maladie, pertes financières) des autres nous réconforte même un peu car il nous fait croire que le destin est plus généreux à notre égard qu’envers les victimes. En découvrant pleinement l’égoïsme des autres, chacun deviendrait encore plus méfiant envers son entourage et ce serait là le danger de dévoiler toutes les vérités.
Finalement, un autre commentaire qui revient de la part des lecteurs est celui du pardon. Lorsque nous avons découvert les fautes de notre entourage, il vaut mieux pardonner que de se venger. Selon moi, il est possible et même souhaitable d’oublier un malheur et celui qui en est responsable mais, le pardon esthumainement très difficile car il équivaut à aimer ceux qui nous ont fait du mal.
Je vous remercie de vos commentaires et je vous confierai que pour ma part, j’essaie toujours d’oublier le passé, vivre au moment présent et continuer à me diriger énergiquement vers l’avenir. Mais, ma recherche de la vérité n’a jamais de cesse !
Une vedette de la télévision québécoise, Josélito Michaud, anime une émission à Radio-Canada sur la vie, la mort et les départs. Il pose toujours la même question finale à ses invités : “Que voulez vous voir inscrit sur votre pierre tombale?”
Sur la mienne j’aimerais qu’on y lise la phrase suivante :
« Il cherchait la vérité et il a mené le combat jusqu’à la fin… »
Bernard Bujold
Photo 1: Policiers et l’ex-financier Earl Jones
Photo 2: Bernard Bujold – Éditeur LeStudio1.com


Politique municipale à Montréal

18 août, 2009

L’ex-juge John Gomery (77 ans) aime attirer l’attention et il joue parfoisà la rock star…
Il a débuté sa vie de vedette lors des audiences sur les commandites fédérales en 2004 alors qu’il communiquait directement avec les représentants des médias, ce qui n’est généralement pas la façon de faire des magistrats. Son travail en tant que président de la Commission d’enquête fut très efficace car il a contribué au nettoyage d’un système de commandites gouvernementales mal géré, lequel n’avait pas sa place mais la Commission aurait gagné en crédibilité si le juge avait été un peu plus humble et à l’arrière scène plutôt que devant les micros et les caméras des médias.
Depuis qu’il est à la retraite, l’ex-magistrat n’a pas perdu son goût pour les feux de la rampe et je n’ai pas été surpris de le voir à la télévision en train de faire visiter sa petite ferme à un journaliste en décoration. Par contre, j’ai été renversé lorsqu’il déclarait, comme le ferait un grand personnage historique :«Vous voyez, c’est ici même devant cette fenêtre que je me suis assis pour rédiger le rapport de la commission sur les commandites… »
Voilà qu’il déclare maintenant vouloir inspirer un autre grand nettoyage mais cette fois au niveau de la politique municipale de Montréal. Pour ce faire, il participe à titre de directeur(président du comité de parti) des finances de la campagne électorale pour la mairie de Montréal et il se joint à l’un des partis en lice. Il dit vouloir rendre plus démocratique tout le processus de financement de la politique municipale. Son objectif est très louable sauf que lorsque l’on apprend que sa fille est candidatepour le parti en question, on tend à conclure qu’il veut simplement attirer l’attention du public et faire profiter sa fille de sa notoriété. J’aimerais féliciter le Juge Gomery pour son excellent travail et ses initiatives mais je ne le peux pas car son orgueil me fait douter…
Quelle sont mes prédictions pour la prochaine élection municipale à Montréal? Avec la crise des festivals… qui sait comment va s’en sortir l’actuel maire Gérald Tremblay. Mais il y a l’histoire du Grand Prix qui devrait être confirmé d’ici septembre. Si ce dossier se réalise, le maire Tremblay va en tirer une très grande visibilité médiatique…
Selon moi, aucun des adversaires à la mairie de Montréal ne feraient mieux que Tremblay s’ils étaient en poste. Une seule option intéressante aurait été le retour de l’ex-maire Pierre Bourque mais, il a refusé de revenir dans l’arène. Dommage car il fut, selon moi l’un des meilleurs maires de l’histoire de Montréal! À suivre le 1er novembre 2009!
Bernard Bujold

Lien Hôtel de ville de Montréal

Le vrai Bill Clinton

10 août, 2009

L’ex-président des États-Unis Bill Clinton est un peu la vedette de l’heure suite à l’affaire de la Corée du Nord! Il est presqu’aussi populaire que Barack Obama et beaucoup plus que sa propre femme Hillary, à qui il fait continuellement ombrage…
Sa popularité n’est pas surprenante en soi car les politiciens sont souvent mieux appréciés une fois qu’ils ont quitté leurs fonctions. Mais au-delà de cette réaction du moment, quand est-il vraiment de Bill Clinton ?
Quiconque a lu son autobiographie (mémoires) se rappellera de l’introduction où Bill déclarait qu’il n’était pas aussi bon que le prétendent ses meilleurs amis, ni autant mauvais que ses pires ennemis le disent…
Le vrai Bill Clinton est un américain type qui aime séduire et qui a surtout une capacité de résilience au dessus de la moyenne. Cette caractéristique, il en est lui-même conscient et on le surnommait même Humpty Dumpty durant ses débuts en politique pour sa capacité à toujours rebondir après un échec ou devant un obstacle.
Le vrai Bill Clinton, malgré son image de légèreté, est aussi profondément spirituel. Il se dit toujours très sensible envers la misère des autres et il considère que tous et chacun a son histoire personnelle, faite de joie et de malheurs, et que cette histoire est responsable des qualités et des défauts d’une personne. Selon lui, il ne faut jamais juger mais essayer de comprendre les agissements et le comportement des autres!
Clinton est un grand passionné de musique, en particulier de saxophone. Il a cependant préféré la politique car il a réalisé un jour qu’il était un excellent joueur de sax mais pas le meilleur! Par contre, il avait constaté qu’il avait un talent exceptionnel pour convaincre les autres de ses idées. Il a abandonné son rêve de devenir musicien pour réaliser pleinement le talent qu’il possédait. Il est devenu le 42e Président des États-Unis!
Avec le recul, son cheminement est pour le moins exceptionnel et on se rend compte maintenant que l’économie se portait beaucoup mieux sous sa gouverne que durant le mandat d’autres présidents.
Il a quitté la présidence avec de lourdes dettes personnelles et une image ternie par le scandale Lewinsky mais avec son travail acharné il a réussi à se relever et rétablir sa réputation tout en gagnant une fortune financière. Le cheminement et le courage de Bill Clinton est admirable et nous devons le féliciter pour sa contribution à l’histoire du monde moderne et à la politique américaine.
Je l’ai rencontré à deux reprises pour le photographier (voir site LeStudio1.com) et à chaque fois j’ai été impressionné par la simplicité du personnage malgré sa grande importance. LeStudio1.com lui décerne une mention dans Les Meilleurs 2009 pour sa contribution à l’amélioration du monde.
Bernard Bujold - 
Photo 1: Bill Clinton et Kim Jon-il
Photo 2: Bill Clinton (Photo Bernard Bujold)

www.LeStudio1.com/LesMeilleurs2009


La valeur de l’argent – Les fraudes financières

4 août, 2009

Les nombreux scandales financiers de l’heure donnent lieu à toute sorte de débats quant à la valeur de l’argent dans la société et à son importance dans la vie. Certaines des récentes victimes de fraudes ont suggéré que la justice punisse les fraudeurs aussi sévèrement qu’on le ferait pour l’auteur d’un crime de meurtre! D’autres victimes, plus clémentes, ont suggéré durant des émissions de radio qu’il faudrait envoyer les fraudeurs financiers travailler dans des centres sportifsmunicipaux (arénas) et leur faire laver les toilettes avec, comme audience, les fraudés présents sur place qui les observent… (ce traitement ressemble à celui que l’on applique aux détenus des prisons en Iran – voir article Internet The New-York Times)
Pour les victimes de pertes financières, se retrouver sans le sou est évidemment une situation très grave, dramatique et difficile à vivre. Mais cette situation n’a rien de comparable à la gravité d’être la victime d’un meurtrier. La toute première raison est que la victime d’un meurtre n’a pas décidé de se soumettre à son tueur tandis que la victime de fraude a accepté de son propre gré de confier ses avoirs (argent) au fraudeur. La victime a été trompée mais elle pouvait quand même refuser l’offre qu’on lui proposait. Elle espérait faire un profit et elle a pris le risque. La responsabilité de l’échec est donc, pour cette raison, partagée entre le fraudeur et le fraudé et la punition du coupable ne peut pas être la même que pour un meurtre.
Par ailleurs, si j’ai un conseil à donner aux victimes de fraude pour les encourager, outre leur offrir ma compassion, c’est de se poser la question suivante :« Si on devait obligatoirement être la victime d’une tragédie et que le destin nous permette de choisir, laquelle serait préférable? La perte de tous ses biens ou, la mort par un crime violent ou une maladie incurable? »
Il ne faut jamais perdre de vue qu’un malheur matériel ou émotif sera diminué d’ici quelques mois et que la vie nous obligera à faire face à de nouvelles priorités. Mais la victime par mort violente ou par maladie n’a plus aucun espoir de retour!
La résilience humaine est une faculté impressionnante et en ce sens il faut admirer les gens qui sont capable de reprendre leur vie en main après un échec grave ou un événement dramatique. Malheureusement, tous ne sont pas en mesure de le faire mais c’est la seule option logique et constructive. Ne pas être résilient face aux événements de la vie équivaut à être un mort-vivant.
Face aux obstacles et échecs de la vie il n’y a pas d’autre option que de se relever et de continuer à avancer sur le chemin du quotidien. Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir, même sans argent!
Bernard Bujold
Note : Au rythme où vont les découvertes de fraudes, très bientôt ce sera l’exception à la règle de ne pas être une victime… Aussi bien s’y préparer mentalement!
Photo 1: Jérôme Kerviel – Société Générale
Photo 2: Vicent Lacroix, Eal Jones et Bernard Madoff