Valérie Letarte était une grande animatrice de radio

31 décembre, 2008

L’ex-animatrice des émissions 275-allô / ADOS-radio diffusées à Radio-Canada, Valérie Letarte, est décédée le 28 décembre à l’âge de 47 ans. Elle luttait contre le cancer depuis près de deux ans. L’animatrice était l’une des plus dynamiques de toute la radio francophone de Radio-Canada et elle savait captiver ses auditeurs, autant enfants qu’adultes…
Une cérémonie aura lieu le 11 janvier.
LeStudio1.com lui offre une mention d’excellence dans Les Meilleurs 2009.
Bernard Bujold
(Photo par Radio-Canada – Valérie Letarte 1961-2008)

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L’avenir des journaux papier au Québec

30 décembre, 2008

Les journaux papier subissent présentement une grande compétition de la part de l’Internet, tellement que leur survie est mise en danger. Ceci est vrai, aussi bien au Québec que partout ailleurs dans le monde. Pourtant, les deux types de médias sont différents et ils auraient pu cohabiter harmonieusement…

Les journaux papier sont un lien qui unissent une communauté, une ville ou une région. À l’opposé, l’Internet n’a pas de frontières géographiques et il rejoint toute la planète d’une façon interactive notamment avec le Web 2,0. Les deux techniques de production sont également très différentes entre le papier et l’Internet. Pour les journaux papier, on fait payer les coûts d’imprimerie et du papier aux annonceurs. La différence entre les ventes publicitaires et le coût de production rapporte le profit de l’entreprise et à une époque, durant les années1950, la formule était très lucrative. L’avènement de la radio et de la télévision avait fractionné le marché mais tous les joueurs réussissaient à s’emparer d’une part importante de gâteau.

L’Internet a transformé ce marché publicitaire traditionnel sauf que personne n’a vraiment récupéré tous les annonceurs. C’est comme si le bassin avait été percé et que les annonceurs avaient disparus. La publicité est le centre vital d’un journal et le contenu en information est sa raison d’être. Sauf que l’un ne peut pas exister sans l’autre. Pas de lecteur, pas de publicité!

Cela inquiète grandement les éditeurs, autant papier que virtuel car les lecteurs migrent vers l’internet à un rythme accéléré. À preuve, les récentes statistiques classent l’Internet au premier rang devant la télévision comme source d’information chez les moins de 30 ans et au deuxième rang chez les plus de 30 ans. Les journaux se classent au troisième rang, tous les âges confondus (moins de 30 ans comme plus de 30 ans).

L’handicap de l’Internet, qui est aussi sa très grande force, est sa gratuité. La publicité internet est interplanétaire (Google-Yahoo) mais elle ne peut pas vraiment rejoindre les marchés locaux comme un journal.

Au Québec, le test pour connaître l’avenir des journaux papier sera la conclusion des négociations de la convention de travail au Journal de Montréal. Il faudra voir si la nouvelle convention sera le clou adans le cercueil du journal fondé par le magnat Pierre Péladeau en 1964.

Pour Péladeau père, Le Journal de Montréal était au départ une façon de rentabiliser ses presses sept jours semaine plutôt qu’une seule fois semaine avec ses hebdos. Mais rapidement Le Journal de Montréal est devenu le joyaux et la fierté du magnat québécois. La formule a été aussi très payante et elle lui a permis de créer un empire qui, au moment de sa mort en décembre 1997, comprenait des usines de pâtes et papier (Donohue); des imprimeries (Quebecor World); et des publications diverses dont la principale et la plus prestigieuse était Le Journal de Montréal.

Aujourd’hui la situation a beaucoup changé pour Quebecor.

D’abord les Imprimeries Quebecor n’existent plus et ils sont en restructuration sous la protection de la loi des créanciers; Donohue a été vendu; et Le Journal de Montréal a perdu son lustre devant les publications de Sun Media et du groupe Canoe qui sont à l’avant-scène. L’âme de Quebecor est aujourd’hui Videotron, une compagnie de télévision par câble et d’Internet achetée en octobre 2000 par le fils de Pierre Péladeau, Pierre-Karl, qui souhaite en faire la spécialité de l’empire, en particulier avec la téléphonie cellulaire. Il faudra voir comment se déroule le bras de fer qui s’amorce entre les employés de l’ancien empire et le patron Pierre-Karl Péladeau mais une chose est certaine: rien n’est éternel.

Il ne faut pas oublier non plus qu’une guerre n’est jamais une situation gagnante pour aucune des deux armées et il y a toujours des destructions et des pertes pour chacun des belligérants. Mais la guerre signifie aussi la révolution et le changement. À suivre!
Bernard Bujold – www.LeStudio1.com/Blogues

Photos du haut: Pierre-Karl Péladeau – QUEBECOR
Photo du bas: Jeune internaute devant son écran d’ordinateur consultant le site
www.LeStudio1.com (Photo Bernard Bujold)
Lien entrevue Pierre-Karl Péladeau dans The Globe and Mail
Lien biographie Pierre Péladeau

Rupert Murdoch et son empire de presse

23 décembre, 2008

Tous les médias contemporains dans le monde sont actuellement inspirés par Rupert Murdoch et par ses techniques de gestion des journaux.
L’homme de presse a toujours vécu entouré de journaux et son premier mentor fut nul autre que Lord Beaverbook avec qui sa mère l’avait envoyé en stage durant quelques mois suite au décès subit du père Keith en 1952. (Beaverbrok était un ami de la famille Murdoch)
La mort du père laissait un empire de presse naissant sans leader et pour préparer le jeune Murdoch à prendre la relève, on avait pensé l’envoyer observer l’un des grands l’époque. Le jeune Rupert était alors âgé de 22 ans. Le cheminement qui s’en suivit est digne d’un roman tellement la lutte contre Fairfax et contre l’autre groupe australien Parkers fut mouvementée et spectaculaire. (Il y avait à l’époque trois grands groupes de presse australiens)
C’est en 1968 que Rupert Murdoch, alors âgé de 38 ans, a quitté cet environnement, où il était devenu un leader reconnu, pour tenter sa chance en Angleterre où il était un parfait inconnu. La mère de Rupert Murdoch est encore aujourd’hui considérée comme une grande dame en Australie et on dit qu’elle est aussi respectée qu’un chef d’état. Rupert a obtenu un grand succès en Angleterre notamment avec The Times and The Sun de Londres mais sans jamais réussir à faire partie de l’establishment qui encore aujourd’hui le considère comme un «Outsider». Il commencera à investir aux États-Unis en 1974 mais là aussi il sera toujours regardé avec une sorte de rejet de la part de l’establishment. Cette situation est devenue la motivation profonde de Murdoch: «Si je ne peux pas être accepté et respecté, je vais dominer.»
Rupert Murdoch me fait penser à l’ex-magnat québécois, Pierre Péladeau (1925-97) dont les Québécois se sont longtemps moqué et de qui on disait qu’il n’avait aucune classe. Aujourd’hui, ses détracteurs admettent qu’il était un génie des médias et des affaires mais malheureusement c’est posthume…
Pour Péladeau comme pour Murdoch, on est pour ou contre quelqu’un et il n’y a pas de zone grise. On est un allié ou un ennemi, dans lequel cas, il faut l’éliminer. L’acquisition de Dow Jones (The Wall Street Journal) rejoint exactementcet objectif. Pour Murdoch, d’être propriétaire du plus prestigieux journal américain est une façon de dire à l’establishment qu’il est aussi important qu’eux mais qu’en plus, il est propriétaire de leur leader mondial de l’information financière.
Pour arriver à ses fins, Rupert Murdoch agit aussi comme Pierre Péladeau. Il peut être à la fois le plus grand séducteur comme le plus violent des prédateurs. Dans le cas de Dow Jones, Murdoch a mis plusieurs années de travail pour peaufiner son plan et il a profité de chacunes des failles notamment les querelles de la famille propriétaire (Bancroff).
On dit que Murdoch est un homme d’instinct. Il analyse ses interlocuteurs et il décide de ses prochaines actions selon ses perceptions personnelles. Cette situation fait de celui-ci une sorte de magicien qui domine son environnement et qui s’entoure de gens qui dépendent de lui. Cela pourrait être problématique lorsque Murdoch (77 ans) ne sera plus capable de diriger son empire.
À ce niveau également sa situation ressemble à celle de Pierre Péladeau. Murdoch a six enfants, dont trois envisagent déja de prendre la relève. Le favori, James, a fait ses preuves dans la télévision par câble en Angleterre avec BSkyB, un peu comme Pierre-Karl Péladeau au Québec avec Videotron.
Je vous invite à lire la toute dernière biographie « The Man Who Owns the News »dont l’auteur a écrit un résumé dans Vanity Fair de décembre. Je vous suggère aussi de visionner l’excellente entrevue réalisée avec Murdoch par Kara Swisher et Walt Mossberg de D All Things Digital. Pour l’avenir et la suite de l’histoire, tout est à suivre…
Bernard Bujold – www.lestudio1.com
Lien livre The Man Who Owns the News
Lien reportage Vanity Fair
Lien entrevue video D All Thing Digital
Lien Pierre Péladeau
Photos du haut: Couverture du livre et Rupert Murdochà la conférence D All Things Digital en 2007;
Photo du bas: Rupert Murdoch dans son bureau de New-York(Photo Vanity Fair)

L’avenir des journaux papier – The Chicago Tribune

16 décembre, 2008

Les difficultés du Chicago Tribune démontrent encore une fois que les grands médias sont très fragiles et que la crise économique vient s’ajouter à la menace Internet. The Chicago Tribune est un joyau américain mais son avenir est loin d’être assuré. Pas plus d’ailleurs que l’avenir d’aucun grand groupe média, que ce soit ailleurs dans le monde ou à Montréal.
Sam Zell (69 ans) avait acheté le groupe The Tribune en avril 2007 pour la somme de 8,2 milliards$ et il en avait pris possession en décembre 2007. Mais il ne connaissait pas les journaux…
La passion des journaux est comme la passion au hockey.
Dans les deux cas, l’éditeur veut gagner et être meilleur que son compétiteur. C’est pour cette raison que les meilleurs journaux sont ceux qui sont menés par un propriétaire passionné qui aime et connaît les journaux.
Les Conrad Black et Pierre Péladeau étaient des amoureux de la presse. (Malheureusement, le premier est en prison et l’autre est décédé)
Rupert Murdoch demeure le grand passionné des journaux encore actif en Amérique du nord.
Le propriétaire du Chicago Tribune, Sam Zell, a fait sa fortune dans l’immobilier. Pour lui, d’avoir acheter The Chicago Tribune était une sorte de continuité de sa carrière en finance. Mais un média est totalement différent d’un édifice à bureau. D’abord, il faut savoir communiquer et comprendre par instinct ce qui anime la population. Puis, il faut convaincre ses journalistes d’écrire avec ardeur pour la publication.
J’ai côtoyé deux magnats de la presse dont un plus étroitement.
Dans le cas de Pierre Péladeau, il n’a jamais dérogé de sa spécialité qui était les journaux et leur production. Le Journal de Montréal fut son bébé et il l’a aimé jusqu’à son dernier souffle de vie, envoyant des commentaires à chaque matin aux différents éditeurs. Pierre Péladeau a souvent été invité à investir dans d’autres domaines dans lesquels il connaissait rien mais il a toujours refusé de le faire.
Dans le cas de Conrad Black, j’ai pu le voir à l’œuvre et s’il y a une tristesse dans son histoire personnelle, c’est qu’il n’ait pas concentré ses efforts dans les journaux. Il était, selon-moi, le plus grand éditeur de la planète. Conrad Black est un intellectuel qui aime et sait écrire. Il avait lancé son empire à partir de Sherbrooke avec The Record et à un moment donné il était dans la ligue des Murdoch. Malheureusement, il a voulu être ce qu’il n’était pas, un financier et il se retrouve dans une prison près de la Floride.
Sam Zell ne connaît rien des journaux et son aventure n’aura même pas duré 1 an…
Quelqu’un d’autre devra reprendre l’empire qu’est The Chicago Tribune. Sauf qu’un empire endetté à plus de 13 milliards$ US n’est pas à portée de mains de plusieurs.
Je vous invite à lire l’ouvrage « Ego and Ink » une biographie écrite en 2005 à propos du National Post. Le récit est passionnant et pleinement d’actualité. Ce livre nous fait comprendre que l’élément le plus important pour réussir dans les journaux, même aujourd’hui à quelques jours de 2009, c’est la passion.
La semaine prochaine, j’écrirai au sujet d’une nouvelle biographie que je viens de recevoir: celle de Rupert Murdoch. À suivre…
Bernard Bujold – www.LeStudio1.com
Photos du haut: The Chicago Tribune et Sam Zell
Photo du bas: Couverture de la biographie du National Postet Conrad Black devant sa prison en Floride.
Lien The Chicago Tribune Lien biographie The National Post
Lien Pierre Péladeau

La chute de cheval – Stephen Harper

12 décembre, 2008

Stephen Harper est un politicien honnête sauf qu’il est comme la plupart de ceux qui goûtent au pouvoir, il n’est pas très ouvert à la discussion. Il n’accepte pas la contradiction et il croit fermement queses idées et sa vision politique sont les meilleures.
« Que le peuple me suive… »
Malheureusement pour lui, personne ne peut imposer éternellement ses idées sur son environnement. Peu importe le degré de puissance que l’on possède, un jour ou l’autre, il y a rébellion. Le plus bel exemple est le cheval envers son maître. Si un cavalier est ingrat et méchant envers sa monture, il est certain que le cheval le surprendra un jour en l’éjectant de la selle ou pire encore, en le ruant dans un coin de l’écurie lorsque l’occasion se présentera.
Stephen Harper n’a jamais été tendre envers ses adversaires politiques et il a toujours considéré que le maître à bord, c’est lui. Il lui est arrivé ce qui arrive aux cavaliers négligents, il est tombé de cheval. Heureusement pour lui, la chute n’a pas été mortelle. Reste à savoir s’il pourra remonter en selle et réussir à diriger le pays avec harmonie.
En politique, c’est le monde des compromis. Brian Mulroney avait bien compris le système lorsqu’il est arrivé à Ottawa en 1984. Il avait promis durant la campagne de transformer la machine gouvernementale en un système efficace comme l’était le secteur privé à l’époque.
Pas de gaspillage et de l’efficacité!
Sauf que Brian s’est rapidement aperçu que le gouvernement a des règles et qu’il vaut mieux travailler en collaboration plutôt qu’être en conflit. Les hauts fonctionnaires sont là pour leur compétence tandis que les politiciens sont les élus du peuple. Ils sont là pour juger si le système correspond aux attentes et il vaut mieux s’appuyer sur les fonctionnaires plutôt que de les combattre.Stephen Harper n’a jamais voulu accepter le fait que l’on obtient plus de quelqu’un en étant convaincant plutôt que d’exiger par autorité. Mais malgré ce défaut, Harper a toujours survécu car il est chanceux.
Lorsqu’il fut élu chef du Parti conservateur, Belinda Stronach lui faisait ombrage. Paul Martin lui a rendu un fier service en invitant Stronach à changer de parti. Harper ne l’a jamais dit sur la place publique mais il était très heureux de ce départ car il ne pouvait pas supporter près de lui cette femme riche et charismatique. Encore aujourd’hui, Harper est chanceux. Si les Libéraux fédéraux avait eu un chef solidement en place, il était cuit. Sauf que le soir du message à la nation, Stéphane Dion lui a sauvé la vie en apparaissant à la télévision dans le vidéo que l’on connaît. (voir photo plus haut)
Il faut maintenant attendre le 27 janvier mais de deux choses l’une: ou bien Harper aura décidé de changer son comportement, ou bien il sera encore une fois chanceux.
On chasse difficilement le naturel car il revient au galop mais parfois, le bossu est éternellement chanceux. À suivre!
Note: Il faudra surveiller aussi l’avenir de Mario Dumont. La rumeur circule de plus en plus qu’il deviendrait le lieutenant de Stephen Harper au Québec. La façon élégante par laquelle il a rapidement démissionné de l’ADQ après l’échec de son parti lors de la campagne électorale du 8 décembre a augmenté l’admiration et le respect que témoignent les Québécois envers Dumont.
Bernard Bujolod –
www.LeStudio1.com
Lien Cabinet du Premier ministre du Canada
Photos du haut: Le cheval de saut Heljon Deruerie et Stephen Harper
Photo du bas: Stéphane Dion et son vidéo à la nation

La prostitution de luxe…Natalie McLennan

3 décembre, 2008

La prostitution est un sujet controversé et avec un côté mystérieux. Personnellement, je n’ai jamais fréquenté les travailleuses du sexe mais je n’ai absolument rien contre! D’ailleurs, j’ai toujours prétendu que le sexe est comme tout autre service et qu’il est acceptable de l’acheter. Il faudrait cependant légaliser son fonctionnement. Selon-moi, toute personne qui travaille pour un employeur se prostitue un peu en échange d’un salaire. On donne son temps et de ses efforts physiques en échange d’une rémunération. Sauf que le travailleur conventionnel est contrôlé et protégé par les lois et il pait ses impôts, ce que le travailleur sexuel ne fait pas. À la rigueur, on pourrait même qualifier de prostitution la relation de certains couples où l’un des conjoints accepte de se soumettre à l’autre en échange de la sécurité financière…
Ceci-étant dit j’ai voulu rencontrer en personne celle qui s’identifie comme ayant été l’escorte la plus dispendieuse des États-Unis et qui faisait partie de l’agence que fréquentait EliotSpitzer, le gouverneur de l’État de New York, lequel menait une campagne pour éliminer la prostitution alors qu’il était lui-même un consommateur régulier… Je me suis donc déplacé au lancement du livre de Natalie McLennan dans une librairie montréalaise, Paragraphe Bookstore.
Il faut dire d’emblée que Natalie a cessé de pratiquer la prostitution et qu’elle n’a pas du tout les allures que nous attribuons à une escorte. On croirait plutôt avoir affaire avec une vendeuse d’un grand magasin (Ogilvy ou Lafayette). Elle est anglophone et pas très grande. Elle est jolie mais elle est surtout gentille. Elle affiche un beau sourire, vous regarde droit dans les yeux et, sans essayer de racoler, elle s’adresse à vous par votre prénom. On croirait parler avec une amie de longue date. Pourtant la jeune fille de 28 ans a été escorte et elle accompagnait les gensriches et célèbres. Son tarif était de 2 000$ l’heure, pour un minimum de 2 heures. (J’ai passé une heure en sa compagnie, gratuitement… lors du lancement pour laphotographier)
Son autobiographie, « The Price: My Rise and Fall as Natalia », risque de devenir un best-seller car Natalie raconte de façon détaillée comment une jeune fille du West Island de Montréal, qui dansait la claquette, en est arrivée à se retrouver au sommet de la prostitution à New-York? Ce livre est non seulement une autobiographie, il est aussi un enseignement pour les parents. Le livre comporte également plusieurs conseils sur les façons de réussir en affaires et de vaincre les compétiteurs. Les techniques de vente ne sont pas différentes entre une activité légale ou illégale. On y apprend aussi que l’erreur fut de trop parler de ses succès notamment dans un article de première page publié dans le magazine NEW YORK en 2005. Cet article a attiré l’attention du FBI.
La vie que Nathalie a vécu était une sorte de paradis: les beaux vêtements, les plus beaux restaurants et hôtels de New-York et le sexe dans cet environnement de luxe. Mais il y avait aussi la double vie et c’est là que tout a déraillé. Bien sûr la ligne entre le bien et le mal est difficile à définir ici car il n’y avait pas de violence et tout le monde était consentant. Sauf que la société a des règlements et l’un d’eux est de ne pas se faire découvrir si l’on transgresse les dits règlements…
Lorsque la double vie de Spitzer fut dévoilée, la société se devait de punir. Comment accepter qu’un père de famille (3 filles) comme le gouverneur Eliot Spitzer qui était en croisade contre la prostitution, et qui déclarait solennellement vouloir aider ses concitoyens à lutter contre ce qu’il qualifiait de fléau, en soit aussi un fidèle consommateur? La société ne pouvait pas accepter de se faire ridiculiser ainsi par son leader surtout une fois le mensonge dévoilé sur la place publique.
Le paradis de Natalie s’est effrondré avec le scandale Spitzer et son enfer a commencé. La question qui se pose: qui doit-on accuser et punir? La prostituée ou le client? Natalie offrait un service demandé par des clients. Elle ne volait pas personne, ni d’ailleurs l’usager qui payait toujours son dû.
Conclusion : Il est grand temps de légaliser la prostitution!
Bonne chance Natalie et merci pour les photos!
Bernard Bujold
http://www.lestudio1.com/NatalieMcLennan.html
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Traduction en anglais
Society and prostitution
by Bernard Bujold
Prostitution is a very controversial and mysterious subsject.I am not a user of prostitution but I have absolutely nothing against it! Moreover, I have always claimed that sex is like any other service and that is acceptable tobuy it. We should, however, legalize its operations. According to me, anyone who works for an employer is also in a way practicing prostitution. One gives his time and physical energy in exchange for remuneration. Except that the conventional worker is controlled and protected by the laws and he pays taxes, which the worker in prostitution is not. Some would say that the relation between some couples is also prostitution whereone spouses agree to submit to another in exchange for financial security …
That being said, I wanted to meet in person the one who identified herself as having been the most expensive escort in United States and having been part of the agency attended by Eliot Spitzer, the Governor of the State of New York. Spitzer led a campaign to eliminate prostitution when he was himself a regular consumer…
So I decided to go at the launch of the book by Natalie McLennan in a Montreal, at Paragraphe Library. It should be said immediately that Natalie has quit practicing prostitution and she do not look at all as an escort. She rather have the look of a saleswoman for a department store (Ogilvy or Lafayette). She is English and not very tall. She is nice looking and she is very polite. She displays a nice smile, look you straight in the eyes and, without trying to solicit, she is calling you by your first name. It is like talking with an old friend.
Yet, the 28 years old girl was an escort and accompanied people rich and famous. Her price was $ 2 000 US an hour for a minimum of 2 hours. (I spent an hour with her, free … at the book launching for photograph)
Her autobiography, « The Price: My Rise and Fall as Natalia », will probably becoming a bestseller. Natalie explains in detail how a girl from the West Island of Montreal, young tap dancing, is arrived to find herself at the top of prostitution in New York? This book is not only an autobiography, it is also a lesson for parents. In a way, the book also includes several tips on how to succeed in business. The sales techniques are no different for a legal or illegal service. We’ll also learn that the error was too spoke to much of its success particularly in a front page article published in the magazine NEW YORK. The article drew the attention of the FBI. Nathalie life was a kind of paradise: beautiful clothes, finest restaurants and hotels in New Yorkand sex in this environment of luxury. But there was also a double life and that is where it all derailed. Of course the line between goodand evil is difficult to define here because there was no violence and all participants were consenting. Except that the society have laws and one it is not to be discover if one infringesthose laws…When the double life of Spitzer was unveiled, the society had to punish. How can a father (3 daugthers) as Governor Eliot Spitzer, who was in crusade against prostitution, and solemnly declared that he wanted to help his fellow citizens to fight against this evil, was himselfa regular user? The society could not accept being ridiculed by his leader and especially once falsehood was unveiled in public.
The Natalie’s paradise collapsed with the scandal of Spitzer and her hell began.
The question is: Who should we blame and punish? The prostitute or the client? Natalie offered a service requested by customers. She did not stole anyone neither the custumer who paid the amount claimed.
Conclusion: It is high time to legalize prostitution!
Good luck to you Natalie and thanks for the pictures!
Bernard Bujp;d
http://www.lestudio1.com/NatalieMcLennan.html