Les élections municipales au Québec en 2009

30 octobre, 2009

La campagne électorale municipale 2009 au Québec n’aura pas été terne et si l’action était au rendez-vous, cette situation aura provoqué une autre problématique.
En effet, la déception à l’égard de plusieurs candidats et les nombreux scandales soulèvent la question : pour qui voter?
Il est bien connu en sciences politique que l’on ne vote jamais en faveur d’un candidat et de son programme mais plutôt contre les autres et leurs défauts. Ainsi, lors des élections provinciales au Québec (26 mars 2007), les électeurs avaient choisi de voter pour Jean Charest parce que l’on craignait que les mœurs du candidat péquiste André Boisclair ne soient pas à la hauteur d’un chef d’état. Dans un sens, c’est l’élimination d’un candidat qui a procuré la victoire à l’autre. Selon plusieurs experts politiques, si Bernard Landry avait été chef du Parti québécois lors des élections de 2007, il aurait remporté la victoire car les électeurs n’avaient pas voté en faveur de Jean Charest mais contre André Boiclair.
La même situation a été vécue aux Etats-Unis lors de la dernière campagne présidentielle de novembre 2008. Plusieurs électeurs ont choisi d’appuyer Barack Obama pour ne pas élire John McCain et sa colistière Sarah Palin, tous deux jugés trop imprévisibles. Le choix n’était pas facile car pour plusieurs Américains, élire un politicien de race noire était proche du sacrilège… Si McCain avait eu un colistier plus expérimenté, il aurait probablement remporter le vote.
Les citoyens de plusieurs municipalités du Québec font présentement face à ce genre de questionnement : quels candidas doit-on éliminer pour choisir les élus? Et que faire lorsque tous les candidats en lice nous déçoivent et que nous voulons tous les éliminer du bulletin?
Ne pas voter n’est pas une solution car cela équivaudrait à abandonner notre droit ultime de citoyen.
Faut-il choisir selon nos émotions ou selon notre bon jugement?
Si on prend le cas de Montréal, il est évident que le meilleur candidat, selon une évaluation logique serait Gérald Tremblay qui a de l’expérience et qui prétend avoir commencé à corriger les abus et les fraudes financières (faire le ménage). Par contre, émotionnellement, parce qu’il n’a pas réussi à le faire totalement durant ses deux derniers mandats de maire, on pourrait être tenté d’offrir une chance à un nouveau candidat qui a peu d’expérience mais qui démontre une grande honnêteté comme le fait Richard Bergeron.
Malheureusement, les citoyens de Montréal n’ont pas la chance d’avoir en lice un candidat comme l’ont ceux de la ville de Québec avec leur Régis Labeaume. Mais comme dit le dicton: « Il faut faire avec ce que l’on a dans notre cuisine. »
Le choix appartient à chaque citoyen et il est essentiel pour chacun d’aller voter. Ainsi la démocratie aura parlé et nous risquons d’obtenir, en groupe, le meilleur choix possible.
Bon vote!
Bernard Bujold – www.LeStudio1.com
Lien site Élections Québec
Photo 1: Hôtel de ville de Québec;
Photo 2: Richard Bergeron candidat à la mairie de Montréal.

La politique municipale et le journalisme d’enquête

30 octobre, 2009

La politique municipale au Québec n’a jamais été très populaire auprès de la population et parfois les maires et leurs équipes sont même réélus sans opposition.
Cela ne signifie pas que la politique municipale est sans importance et qu’il n’y a aucun avantage à être un politicien municipal. On peut d’ailleurs constater que les conflits d’intérêt et les abus de pouvoir se déroulent bien souvent au niveau municipal plutôt qu’au niveau provincial ou au fédéral justement à cause du manque de mécanismes de contrôle et des possibilités pour un bénéfice personnel.
La campagne électorale municipale en 2009 n’aura pas été différente de celle des années précédentes. La population se montre peu intéressée et les seuls qui semblent vraiment enthousiasmes et motivés sont les candidats qui espèrent pouvoir obtenir un peu de gloire locale.
C’est justement à cause de cette situation qu’il devient important pour les médias de s’intéresser à ce secteur de la gestion publique et de scruter les actions des élus municipaux ou de ceux qui désirent le devenir.
Le travail d’enquête effectué par le journaliste Fabrice de Pierrebourg et son site internet Rue Frontenac mérite les félicitations et la reconnaissance du public. Les politiciens concernés par cette enquête ont nié toute irrégularité et ce n’est qu’après que l’ensemble des autres médias se soient intéressés à l’affaire, dans le sillage de Rue Frontenac, que les fautifs ont réagi et démissionné.
En conclusion, le site Rue Frontenac a démontré qu’il est devenu un incontournable de l’information au Québec et en particulier à Montréal.
Bravo et longue vie à toute son équipe!
Bernard Bujold www.LeStudio1.com
Lien reportage Fabrice de Pierrebourg – Rue Frontenac
Lien reportage Régis Labeaume – La Presse
Lien reportage Jean-René Dufort – Le Soleil
Lien blogue Patrick Lagacé – La Presse
Photo 1: Hôtel de ville de Montréal et logo site Rue Frontenac;
Photo 2: Jean-René Dufort et le maire de Québec Régis Labeaume.

La beauté du jour – La popularité des femmes à taille forte

30 octobre, 2009

De plus en plus de magazines de mode publient des reportages mettant en valeur les femmes de forte taille au détriment des tailles minces.
Est-ce que la beauté des femmes sera dorénavant définie en fonction de ses rondeurs et de sa forte taille?
Selon plusieurs, dont Mademoiselle X, éditrice de LeStudio1.com, cela n’est qu’une mode du jour et cette tendance des rondeurs revient régulièrement depuis les 40 dernières années mais, à chaque fois, pour une courte période de temps seulement. Les femmes minces sont toujours demeurées, et demeureront encore, le critère ultime de la beauté féminine et de la santé.
Que faut-il penser de cette popularité actuelle de la femme avec des rondeurs? Il faut retenir le message que la femme doit être bien dans sa peau et surtout être en santé.
L’entrevue publiée dans le magazine Glamour avec la modèle de taille forte Lizzie Miller (septembre 2009) met bien en évidence l’aspect santé. La modèle pèse 180 livres et fait 5 pieds 11 pouces mais elle est sportive, mange de façon très équilibrée et son médecin la considère en excellente santé.
Là où il faut corriger la situation, et qu’il y a laideur, c’est si une personne est obèse ou trop maigre à cause d’une mauvaise alimentation. Si la forte taille ou la minceur sont un résultat naturel, il y a tout lieu d’admirer ces personnes.
Personnellement j’aime autant regarder une femme ronde qu’une femme mince et j’ai toujours dit que la beauté ne s’explique pas, elle se constate. La femme la plus belle que j’ai eu la chance de rencontrer au cours de ma vien’était pas mince mais ses yeux, son énergie et son sourire brillaient de mille feux. Je conserve encore en souvenir la bise que nous avons échangée. Elle fut pour moi, et est encore, la plus belle femme au monde!
Son nom : Cecilia Bartoli…
Bernard Bujold www.LeStudio1.com 
Photo 1: Modèles forte taille – magazine Glamour;
Photo 2: Modèle Lizzie Miller (Glamour);
Photo 3: Cecilia Bartoli

Barack Obama – Prix Nobel de la paix 2009

14 octobre, 2009

L’attribution du Prix Nobel de la Paix 2009 à Barack Obama est la preuve que le Président des États-Unis a réussi à rejoindre toute la planète dans sa mission d’homme d’état.
Barack Obama a surtout fait la démonstration qu’un seul homme avec ses idées et sa détermination peut changer le monde.
Certains diront qu’il n’a encore rien accompli, sinon d’attirer l’attention et de susciter de l’espoir pour un mondemeilleur et plus juste.Voilà justement ce que doivent accomplir les vrais leaders, qu’ils soient religieux, économiques ou politiques! Inspirer et convaincre son entourage d’agir et d’accomplir. Barack Obama est une source d’inspiration gigantesque comme il n’en existe actuellement aucune autre sur la planète.
Pour cette raison, la décision du comité de sélection du Prix Nobel 2009 pour la Paix est tout à fait appropriée et visionnaire. Les sages du Nobel ont compris l’importance du rôle de Barack Obama et ils ont voulu l’encourager à poursuivre. LeStudio1.com félicite le Président des États-Unis pour l’honneur qui lui est accordé. Nous lui avions récemment offert une mention dans la galerie Les Meilleurs 2009.
Bernard Bujold – 
Photo 1: Barack Obama dans son bureau à la Maison Blanche;
Photo 2: Barack Obama et Nicolas Sarkozy;
Photo 3: Barack Obama ( Photo Pete Souza – The White House)

http://www.lestudio1.com/


Les journaux papier…de Conrad Black à Pierre Péladeau

14 octobre, 2009

Montréal a contribué à la création de plusieurs magnats de la presse.
Parmi eux, tout le monde connaît Pierre Péladeau, le fondateur du Journal de Montréal et de l’empire Quebecor. Il y a aussi Conrad Black qui a grandi dans la métropole et qui a lancé son empire à partir du petit hebdo The Sherbrooke Record.
J’ai eu la chance de connaître ces deux magnats québécois.
Avec Conrad Black, ma relation fut celle d’un admirateur et lorsque je l’ai rencontré (trois ou quatre fois) c’était en tant qu’invité à ses lancement de livres. Dans le cas de Pierre Péladeau, j’ai pu le connaître intimement car j’ai été son adjoint personnel de 1991 jusqu’à sa mort en décembre 1997. (Voir biographie sur le site LeStudio1.com)
S’il y a un point commun dans le comportement de ces deux individus (Black et Péladeau), c’est leur passion profonde pour les journaux papier. Conrad Black est en fait un journaliste dans l’âme et il avait bâti son empire de presse en grande partie pour pouvoir publier ses opinions un peu partout dans le monde. Il aime faire connaître ses idées…
Pierre Péladeau était moins international mais il avait un sens très aiguisé de la nouvelle. Il la voyait cependant toujours au niveau local tandis que Black est un international. Leur empire respectif était d’ailleurs à l’image de leur fondateur.
Lorsque Pierre Péladeau était à la barre de Quebecor, il s’assurait que le Journal de Montréal soit avant tout un journal d’information pour les Montréalais et il s’est toujours tenu éloigné des grands débats d’opinion. Ce dernier, décédé en 1997, adorait les journaux papier et il en feuilletait continuellement. Une de ses manies était de compter les annonces d’un journal à l’autre et de vérifier si les annonceurs achetaient des publicités dans ses propres journaux. Il m’avait d’ailleurs demandé de faire vérifier à chaque jour, par l’éditeur du Journal de Montréal, les avis de décès du journal La Presse. Si un mort n’était pas dans son journal, il voulait savoir pourquoi…
Tout le contraire de Conrad Black qui était un mondain et dont l’une des plus grandessatisfaction de sa vie fut d’être admis à la Chambre des Lords à Londres…
Je suis très triste de constater aujourd’hui que les médias de ces deux grands bâtisseurs soient en plein bouleversement. The National Post, la création de Conrad Black, est sous la protection de la loi de la faillite (Canwest), tandis que Le Journal de Montréal, la création de Pierre Péladeau, est en situation de lock out.
Quel est l’avenir?Je ne crois pas que nous ne connaitrons jamais un retour en force, ni des journaux, ni des empires de presse comme ceux qui existaient durant les années 1990. L’époque a changé et les hommes en place aussi. Il faut accepter cette situation. Pierre Péladeau est mort et son empire Quebecor est passé du papier à l’Internet. Le Journal de Montréal n’est plus le journal de l’avenir! Pour sa part, Conrad Black est en prison et lorsqu’il sortira, ce sera pour écrireses mémoires et d’autres livres sur l’histoire. Il ne créera plus jamais de grandsjournaux comme il l’avait fait avec The National Post.
Mais comme le répétait Pierre Péladeau : « You lose a deal, you get a deal! » Certains médias vont disparaître mais d’autres vont les remplacer. Il en a toujours été ainsi dans le passé et il en sera de même dans le futur. Personne, ni rien, n’est irremplaçable!
Bernard Bujold – 
Photo 1: Pierre Péladeau et Conrad Black
Photo 2: Conrad Black lors de son procès à Chicago;
Photo 3: Pierre Péladeau devant sa piscine à sa résidence de Ste-Adèle.

www.LeStudio1.com
Lien Biographie Pierre Péladeau et Quebecor


Visite du Dalaï Lama à Montréal – Un événement décevant!

5 octobre, 2009

Je n’ai jamais eu de préjugé contre les divers chefs religieux du monde même si je suis personnellement athée. Des personnages comme le Pape ou le Dalaï Lama m’ont toujours inspiré un certain respect et j’avais planifié de photographier le chef politique et religieux du Tibet lors de sa visite à Montréal.
Malheureusement, les organisateurs n’ont pas voulu m’accorder d’accréditation média…
Je fus particulièrement frustré par ce refus car j’étais en contact avec les responsables montréalais depuis plusieurs mois et ceux-ci me disaient que tout était merveilleux. La conférence du Dalaï Lama serait un grand événement et ils étaient très heureux que je m’intéresse à eux.
J’ai été le plus surpris du monde, quelques jours avant la visite du Dalaï Lama à Montréal, lorsque l’attaché de presse responsable m’a contacté pour me dire que ma demande d’accréditation était refusée. La raison : On manquait de placeau Centre Bell…
J’étais très vexé et je me suis senti floué surtout que j’avais ouvert les pagesdu magazine LeStudio1.com aux organisateurs dès l’annonce de la visite, il y a quelques mois, et voilà qu’ils me fermaient la porte après la publication de plusieurs articles appuyant leur cause et lorsque leur événement devenait vraiment intéressant.
Ma première réaction fut de vérifier après de mes collègues journalistes pour savoir si eux avaient été acceptés. Et bien non! Personne parmi mon entourage n’a été accrédité. Certains n’ont même pas reçu d’accusé réception à leur demande.
J’ai fouillé un peu plus sur Internet et j’ai commencé à retracer des articles de presse négatifs de la part de plusieurs journalistes à l’égard du Dalaï Lama dont un particulièrement agressif signé par Richard Martineau. (Voir lien sur la page photos LStudio1.com).
J’ai même lu que le Dalai Lama dit considérer la technologie Internet comme un danger pour la paix dans le monde… On pourrait croire que ses pensées négatives (manque de compassion) envers la technologie lui sont revenues au visage car aucun des nombreux microphones sur scène ne fonctionnait correctement pendant les 10 premières minutes de sa présentation montréalaise, tellement qu’à un moment donné il s’est presque levé pour quitter,visiblement perturbé par cette organisation déficiente.
Si je n’avais aucun préjugé contre le Dalaï Lama auparavant, j’ai aujourd’hui changé mon opinion et je considère que l’entourage du chef religieux lui nuit plus qu’il ne l’aide. Si des individus qui prêchent la compassion peuvent agir de façon aussi cavalière comme on l’a fait à mon égard, et bien j’aime mieux m’en tenir loin et ne rien avoir à partager avec ces derniers.
Pour essayer de se faire pardonner leur ingratitude, les organisateurs locaux m’avaient offert un billet gratuit pour assister au discours, parmi la foule au Centre Bell (Voir photo plus haut). Une technique utilisée par les restaurants rapides comme McDonald’s lorsqu’un client est mécontent (a free meal). Cette générosité n’excuse en rien la sélection de certains médias et l’élimination de plusieurs journalistes à leur conférence de presse. On appelle ça de la manipulation des médias. Pire, l’attaché de presse m’a indiqué qu’avec cette gentillesse de leur part (le billet gratuit), je devrais être très reconnaissant, faire preuve de compassion et écrire un article favorable!
Malheureusement le « billet gratuit » n’a rien fait pour apaiser ma colère, ni pour excuser les gestes de contrôle arbitraire des médias. On critiquait la Chine pour avoir bâillonné la presse durant les jeux Olympiques. Comment doit-on qualifier l’élimination de plusieurs journalistes de la conférence de presse du Dalaï Lama?
Ma présence dans la foule n’a pas non plus amélioré l’image du Dalaï Lama dans mon estime. C’est finalement un piètre tribun si on le compare à Barack Obama ou même à Ingrid Betancourt. La foule du centre Bell était pour plusieurs des fidèles de sa Sainteté mais on pouvait constater chez les autres une certaine froideur.
Conclusion, je ne deviendrai un moine bouddhiste demain matin…
S’il y a un aspect positif suite à toute cette histoire c’est la découverte, en ce qui me concerne, du talentueux moine traducteur Mathieu Ricard, un homme érudit, brillant, polyglotte et doté d’une personnalité hors du commun. Il ira loin et son rôle au sein du mouvement bouddhiste mondial est à surveiller.
Bernard Bujold – 
Photo 1: Le Dalaï Lama;
Photo 2: Scène du Dalaï Lama au Centre Bell à Montréal;
Photo 3: Bernard Bujold lors de la conférence du Dalaï Lama

www.LeStudio1.comDalaï Lama –


Coupable ou non coupable – Roman Polanski

5 octobre, 2009

L’affaire Roman Polanski ressemble singulièrement à celle de Guy Cloutier. Nous avons d’une part un cinéaste de très grand talent et d’autre part l’un des plus grands imprésarios du Québec.
Lorsque Guy Cloutier a plaidé coupable face aux accusations de relations sexuelles avec une mineure et qu’il avait accepté une peine de prison, j’avais été attristé car, même si je n’approuve pas son comportement envers Nathalie Simard, je le considère comme l’un des bâtisseurs de l’industrie culturelle au Québec. Il était un promoteur artistique incomparable et René Angélil est le seul qui a accompli plus que lui parmi les imprésarios québécois. Mais la Justice a cru nécessaire de punir Guy Cloutier quitte à perdre son talent de promoteur.
Est-ce que la situation doit être différente pour Roman Polanski, l’un des plus talentueux cinéastes de sa génération? La réponse est évidente! Il doit être puni pour son crime. Il n’y a pas deux poids, deux mesures même si son geste remonte à plus de 30 ans.
LeStudio1.com a reçu plusieurs courriels concernant les crimes des Vincent Lacroixet Earl Jones. Nous avions vécu la même situation concernant Guy Cloutier à l’époque et nous avions reçu plusieurs courriels des lecteurs. Aucun de ces messages ne demandait la clémence et plusieurs suggéraient même de lapider les coupables. J’espère que vous serez consistants avec votre jugement et que personne ne m’écrira pour suggérer qu’il faut être plus clément envers Roman Polanski…
Bernar Bujold 
Photo 1: Roman Polanski et Guy Cloutier;
Photo 2: Roman Polanski au Festival des films deMarrakech (Afrique) en 2008

www.LeStudio1.com
Lien reportage sur Roman Polanski Los Angeles Times
Lien reportage sur Roman Polanski The New York Times