JEAN-FRANÇOIS LÉPINE ET RADIO-CANADA

30 octobre, 2014


Par Bernard Bujold (LeStudio1.com) – 
Je viens de terminer la lecture de l’autobiographie de Jean-François Lépine: SUR LA LIGNE DE FEU. 
Un livre qui nous raconte l’histoire de Radio-Canada depuis 1971 en utilisant le cheminement en tant que journaliste de Jean-Francois Lépine qui a été l’un des piliers de Radio-Canada pendant quarante-deux ans. 
On pourrait comparer Jean-François à Anderson Cooper de CNN tellement leur histoire a des points en commun. D’abord les deux ont vécu, dès le début de leur carrière, le suicide de leur frère dont ils étaient très proches et les deux sont devenus des symboles du journalisme international. On pourrait supposer que le suicide des frères a influencé la carrière des deux journalistes. Mais le récit de Jean François prend une signification bien québécoise lorsqu’il raconte la transformation de Radio-Canada depuis la dernière décennie. Il faut se rendre à l’évidence que la Société d’état est aujourd’hui « moribonde » et que l’on peut s’interroger sur son existence à moyen terme. 
Le journaliste Lépine souhaite un changement de cap qui sauverait Radio-Canada et ramènerait celle-ci dans son rôle de leader du journalisme au Canada mais on peut se questionner sur l’objectivité de Lépine alors que de toute évidence il a aimé et aime encore très profondément son employeur d’autrefois. Le livre de Jean François est une chronique intéressante de sa carrière mais aussi de sa fin de carrière. Le chapitre sur le refus de sa candidature par le président Hubert Lacroix pour remplacer Sylvain Lafrance est particulièrement éclairant sur le style de gestion de la direction et ce chapitre ouvre un questionnement sur les véritables plans pour l’avenir de Radio-Canada. 
Personnellement j’avais connu Jean-François en 1977-78 à l’Assemblée nationale du Québec alors que nous étions tous les deux correspondants parlementaires et son récit reflète bien les années où je le connaissais. 
C’était la belle époque…
PHOTO 1; Jean-François Lépine ;
PHOTO 2; Couverture du livre;
PHOTO 3, 4 ET 5: Radio-Canada Montréal ;
VOIR SITE LIVRE JEAN FRANÇOIS ;


OPRAH WINFREY – NOUVEAU LIVRE – CE DONT JE SUIS CERTAINE

27 octobre, 2014


Par Bernard Bujold (LeStudio1.com) – 
L’animatrice de télévision OPRAH WINFREY vient de publier un nouveau recueil de ses pensées sous le titre: CE DONT JE SUIS CERTAINE. L’ouvrage est remplie de réflexions sur la signification de la vie, les habitudes de société comme la consommation ou la santé et d’autres thèmes du comportement humain. L’ouvrage est une sorte de recueil des meilleures chroniques qu’elle a écrit au cours des 14 dernières années dans son magazine. Un livre à lire et à conserver sur sa table de chevet! 
Photo 1: Couverture du livre ;
Photo 2 et 3: Oprah Winfrey ;
VOIR SITE DU LIVRE ;


FUSILLADE À OTTAWA ET LE COLLÈGE BRÉBEUF / LES ANGES DU MAL ET LES ANGES DU BIEN

25 octobre, 2014


Par Bernard Bujold (LeStudio1.com) –
La fusillade d’Ottawa met en évidence plus que jamais l’existence en parallèle des forces du mal avec celles du bien. 
Mardi en fin de journée, 21 octobre 2014, suite aux efforts de l’ex-journaliste Roger Sylvain et sa distribution vendredi 18 octobre d’une lettre-communiqué de presse, le Collège Brébeuf confirmait qu’il avait mal agi et on offrait de réengager la professeure Jacqueline Laurent Auger renvoyée pour avoir tourné des films nues en 1960. Tous les médias québécois ont reconnu la faute du collège et s’il y a un héros dans cette histoire c’est Roger Sylvain qui par sa bonté et sa grandeur d’âme avait pris la cause en mains et lancé un cri d’appel à l’aide auprès de ses amis journalistes. Un geste qu’il a d’ailleurs fait très souvent dans le passé pour d’autres artistes qu’il jugeait être dans un besoin moral, financier ou physique comme des victimes de la maladie. On dira que l’événement de Brébeuf avait très peu d’importance dans le monde et c’est absolument vrai, mais ce petit geste est devenu grand par la suite quand tout le Québec s’est mis à appuyer moralement la défense de la professeure. Durant l’espace d’un weekend, le bien a dominé dans l’esprit des Québécois. 
Le lendemain de l’aboutissement du petit geste de Roger Sylvain, mercredi 22 octobre 2014, le tireur fou d’Ottawa tuait un soldat en lui tirant deux balles dans le dos pour attaquer ensuite le Parlement Canadien et y être abattu par le Sergent d’Armes durant la fusillade survenue dans le hall d’entrée. Son geste était plus grand mais la conséquence la même. Le sentiment de la défaite devant le mal a habité toute une population, cette fois à l’envergure nord américaine pour ne pas dire mondiale. 
La conclusion évidente est que les Rogers Sylvain représentent les forces du bien tandis que les tueurs fous représentent les forces du mal. Mais ce qui est moins évident est comment faire pour reconnaître avant l’action les forces du bien parmi celles du mal? La question est impossible à répondre et il faut juste espérer que les « forces du bien » finiront d’elles-même par dépasser les « forces du mal ». 
La société est devenue nombreuse et universelle. Il n’existe plus de frontières grâce à l’internet et les communications sont de ce fait rendues démocratiques comme jamais dans l’histoire. Si autrefois, on pouvait identifier physiquement les différentes idéologies politiques ou religieuses par pays et par individus, cela n’est plus vrai aujourd’hui. Mais il ne faut pas se méprendre non plus. Il n’était pas plus facile de gérer le bien et le mal au siècle dernier. Les livres d’histoire nous démontrent bien que même un Hitler, à une époque très peu technologique alors que les communications se faisaient par la radio et les journaux papier, avait plusieurs alliés qui voyaient en lui une sorte de sauveur économique de l’Allemagne. Son livre autobiographique Mein Kampf publié en 1926 fut un best seller dans plusieurs pays du monde et on évalue à 10 millions le nombre d’exemplaires distribués. On peut s’interroger ce qu’un Hitler aurait fait s’il avait vécu avec Internet comme outil… 
Il aura fallu la guerre pour que les forces du bien reprennent le dessus en 1945 et le monde a pu vivre quelques années de vie paisible. Cela n’a pas duré car il y a eu ensuite la guerre du Vietnam ainsi que plusieurs autres guerres et tragédies dont le 11 septembre 2001. Le mal a souvent repris la place de meneur de la lutte. 
La conclusion est que le bien et le mal ont toujours coexisté et ils coexisteront toujours. Un jour, le bien domine, un autre jour c’est le mal. Il faut juste espérer que notre destin individuel soit privilégié ( des dieux…) et tout faire pour reconnaitre et encourager les « anges du biens » comme les Roger Sylvain, Kevin Vickers (le Sergent d’Armes du Parlement canadien) et autres individus de ce genre lorsque nous avons la chance de les découvrir. 
Pour les « anges du mal », gare à eux! 
Photo 1: Entrée du Parlement canadien;
Photo 2: Adolph Hitler et son autobiographie Mein Kampf ;
Photo 3: Kenvin Vickers et Roger Sylvain ;
Photo 4: Sac à dos du soldat assassiné Nathan Cirillo ;
Lien Mein Kampf ;


ROGER SYLVAIN – LE SUPER HÉROS QUI AFFRONTE LE COLLÈGE BRÉBEUF

22 octobre, 2014


Par Bernard Bujold (LeStudio1.com) –
Les dirigeants du Collège Brébeuf ont baissé pavillon devant le renvoi de la professeure Jacqueline Laurent Auger et après avoir reconfirmé leur décision du renvoi lundi matin, il changeait d’idée mardi en fin d’après-midi (21 octobre) et ils admettaient avoir mal agi. Le Collège s’excuse de son renvoi injustifié et il offre de reprendre Jacqueline Laurent Auger. Les conséquences auraient pu être pires et dramatiques car suite à son renvoi, la professeure et artiste âgée de 73 ans avait songé au suicide face à l’injustice qu’elle vivait. Son raisonnement: elle se sentait devenue inutile sur cette terre… 
S’il y a cependant un héros dans cette histoire c’est l’ancien journaliste et lui-même artiste Roger Sylvain. Ce dernier est une sorte de protecteur public des artistes dont leur carrière est aujourd’hui hors des feux de la rampe mais qui ont connu les heures de la gloire. Des félicitations et l’admiration pour ses efforts doivent aller à Roger Sylvain. C’est grâce à son encouragement et à ses conseils que Jacqueline Laurent Auger a été défendue. 
Roger a été le gars de la cours d’école qui se lève pour protéger et défendre la faible que les autres brutalisent.
Le renvoi de la professeure est un petit événement en soi mais il est un exemple d’abus et d’injustice où l’aide d’un bon samaritain vient transformer la situation. 
Roger et Jacqueline ont été chanceux car leur histoire aurait pu, et aurait dû, mourir au feuilleton. Toutefois quatre éléments ont influencé le dénouement contraire: 
1. les nombreux contacts de Roger Sylvain dans les médias; 
2. la réputation importante et historique du Collège Brébeuf au Québec ; 
3. la puissance de diffusion des médias sociaux; 
4. le hasard du peu événement pour les médias durant le weekend du 18 octobre car si la publication du communiqué de Jacqueline avait été, par exemple, un jour de fusillade au Parlement canadien, l’attention envers Brébeuf aurait été inexistante.
L’histoire personnelle de Roger Sylvain est celle d’un artiste et journaliste québécois qui est sans arrêt un grand passionné! S’il est âgé de 68 ans, on croirait encore un jeune premier qui veut changer le monde. Son autobiographie est passionnante et disponible sur Internet. 
Un chapitre sur le Collège Brébeuf devra maintenant y être ajouté!
PHOTOS 1 et 2: Roger Sylvain ;
Photo 3 et 4: Collège Brébeuf ;
VOIR REPORTAGE JOURNAL DE MONTRÉAL
VOIR AUTOBIOGAPHIE ROGER SYLVAIN ;


UNE HISTOIRE POUR PARIS MATCH – LE COLLÈGE BRÉBEUF…

19 octobre, 2014




Par Bernard Bujold (LeStudio1.com) – 
Les réactions négatives envers le directeur du Collège Brébeuf et son renvoi de la professeure et ex-actrice Jacqueline Laurent Auger continuent d’occuper tous les médias québécois, conventionnels comme sociaux. Le moins que l’on puisse dire c’est que le Collège connait sa pire crise de relations publiques depuis l’époque de la conscription militaire et du combat politique entre Jean Drapeau le Général Laflèche en 1942… tandis que l’ex-actrice Jacqueline Laurent Auger est devenue plus populaire que jamais! 
Il faudra maintenant voir au cours des prochains jour si le directeur démissionne, ou si l’on réengage Jacqueline… 
Le problème n’est pas tant le renvoi de la seule personne qu’est Jacqueline Laurent Auger, qui disons-le était une inconnue âgée de 73 ans avant ce weekend du 18 octobre 2014, mais le scandale est le renvoi par une institution d’envergure comme le collège Brébeuf d’une professeure qui a été actrice et qui avait fait des films de nus à Paris en 1960. Un sujet digne de Paris Match car ne l’oublions pas tous les grands personnages québécois ont étudié à ce collège des Trudeau père et fils (Pierre E. et Justin) jusqu’aux Péladeau également père et fils (Pierre et PKP)… 
Une histoire parfaite comportant du sexe, des stars et une grande institution légendaire au Québec. On marie aussi le passé historique au présent moderne avec touche de Paris. 
Une histoire parfaite et pour emprunter le discours météo, nous avons ici la tempête parfaite! 
A suivre!
Photo 1: Collège Jean de Brébeuf ;
Photo 2: Michel April directeur;
Photo 3: Jacqueline Laurent Auger ;
Voir texte LA PRESSE ;
Voir texte LE JOURNAL DE MONTRÉAL ;

NOTE Le Collège a publié une réplique suite à la tempête médiatique survenue durant le weekend concernant le renvoi de Jacqueline Laurent Auger. Le directeur de l’institution maintenait et défendait sa position devant le renvoi tôt lundi matin sur le site du Collège mais la direction a changé sa position en fin de journée mardi 21 octobre…
TEXTE DU DIRECTEUR 
CHANGEMENT DE POSITION DE LA DIRECTION 


PIERRE KARL PÉLADEAU ET SA MISSION…

18 octobre, 2014


Par Bernard Bujold (LeStudio1.com) – 
On me demande si j’appuis Pierre-Karl Péladeau dans sa mission politique. Plusieurs me disent que je devrais absolument l’appuyer car j’étais l’adjoint de son père… 
Ma réponse est ni non, ni oui! 
Pierre Péladeau père était un grand entrepreneur mais pas nécessairement un grand indépendantiste. La preuve, l’un de ses meilleurs amis était Brian Mulroney. René Lévesque était aussi un grand ami de Pierre Péladeau. Le fondateur de Quebecor ne détestait pas le Canada, il détestait spécifiquement Pierre E. Trudeau parce qu’il l’avait connu au Collège. 
Le rêve de Pierre Péladeau aurait été d’étendre son empire partout au pays et dans le monde un peu comme les Paul Desmarais, Rupert Murdoch ou même Conrad Black au niveau des journaux. La plus grande fierté de Péladeau père était ses imprimeries en place aux Etats-Unis et en France. 
PKP c’est autre chose. D’abord il est un héritier ce qui est tout le contraire de son père qui était un bâtisseur entrepreneur. PKP gère un héritage comme un financier. Personnellement, j’ai quitté Quebecor après la mort du père et je n’ai jamais reparlé directement à PKP par la suite. J’avais conservé le contact avec sa soeur Isabelle décédé récemment d’une façon étrange et tragique. 
Je ne suis ni pour ni contre PKP même si je le connais très bien pour l’avoir côtoyer pendant plusieurs années mais, je ne suis pas son ami d’aucune façon. En passant, je connais mieux Julie Snyder que j’ai également côtoyé pendant plusieurs années. Ma meilleure amie était aussi la meilleure amie de Julie et ce pendant presque 20 ans… 
Est-ce que je voterai pour PKP? Je voterai pour le meilleur candidat en lice lors des prochaines élections, selon mes convictions. Est-ce que PKP est un bon politicien? Selon-moi PKP était un excellent gérant de Quebecor et sa stratégie de se départir des imprimeries pour développer VIDEOTRON était brillante. Un bon politicien? Toujours selon-moi, je crois que la politique pour PKP est une sorte de loisir et qu’il tente sa chance comme à la loterie. Est-ce qu’il peut gagner? Son père avait toujours refusé de faire de la politique active et il ne voulait pas solliciter des contrats gouvernementaux. Trop de questionnement et aucune liberté d’action m’avait expliqué le fondateur de Quebecor! 
À suivre…
Photo 1: Pierre Péladeau ;
Photo 2: Pierre Péladeau et Pierre-Karl ;
Photo 3: Pierre-Karl Péladeau, Julie Snyder et Jean Neveu;
Photo 4: Pierre-Karl Péladeau et Julie Snyder ;
Photo 5: Pierre-Karl Péladeau
VOIR BIOGRAPHIE PIERRE PÉLADEAU ;


JERUSALEM – LE CENTRE DU MONDE…

8 octobre, 2014


Par Bernard Bujold (LeStudio1.com)- 
La petite ville de Jérusalem couvre un territoire de seulement 200 km carrés, compte un peu moins d’un millions d’habitants et elle n’est pas particulièrement jolie car il s’agit ni plus ni moins d’anciens murs en ruine avec de vieux édifices installés sur un large rocher. Jerusalem est cependant considéré le centre du monde au niveau religieux et historique, en plus d’être l’enjeu émotif de la présente guerre entre la Palestine et Israel. 
La fondation de la ville date d’environ 5000 ans Avant J.C. et elle aurait été détruite complètement deux fois, envahie 23 fois, et attaquée 52 fois pour être capturée et recapturée par les diverses armées de l’histoire. Pour une comparaison géographique, mentionnons qu’une ville comme Québec, fondée en 1608 (404 ans), a une superficie de 454 km carrés pour un peu plus de 500,000 habitants. Le double du territoire et la moitié de la population.
Le cinéma Imax du Centre des sciences de Montréal a réussi un très bon coup en choisissant de présenter le film JERUSALEM sur son écran IMAX dès le 10 octobre. 
Le film ne fait pas le procès de la guerre entourant Jérusalem mais il nous présente plutôt des images uniques tournées sur place en format 3D. Pour créer une sorte d’histoire, on retrouve trois jeunes adolescentes de trois religions différentes (juive, musulman et catholique) qui habitents la ville sainte et qui nous la font visiter tout en nous expliquant leur amour respective pour cette petite ville. Dans un sens, elles deviennent avec leur famille des vedettes du film, après bien sûr la ville qui est le centre du récit. 
Notons que le film a été réalisé sur une période de 5 ans tellement les permissions politiques et religieuses pour filmer les lieux ont été compliquées à obtenir. 
Le film JERUSALEM est très bien fait et il nous propose un regard rapproché sur cette ville et, surtout, il nous aide à se questionner quant à la valeur de la motivation, si valeur il y a, entourant la guerre qui fait encore une fois rage dans cette région du monde. 
UN FILM À VOIR!
Photo 1: Affiche et Daniel Ferguson – réalisateur du film;
Photos 2, 3 et 4: Images du film;
Photo 5: Les trois adolescentes du film;
Photo 6: Centre des Sciences de Montréal;
VOIR SITE DU CENTRE DES SCIENCES ;