

Le magazine Internet LeStudio1.com inaugure aujourd’hui un nouveau format de communication alors que les reportages et blogues éditoriaux seront dorénavant exclusivement diffusés à partir des sites sociaux et du siteInternet officiel
www.LeStudio1.com plutôt que directement par courrier électronique (connu sous l’appellation populaire de courriel/email).
L’utilisation du courrier électronique était essentielle pour familiariser le public avec le magazine mais l’évolution Internet fait en sorte qu’aujourd’hui, lecourriel/email est devenu une méthode moins efficace compte tenu de l’achalandage sur nos sites permanents et des habitudes internautes.
Toutefois, notre décision est avant tout économique car il faut prendre en considération l’aspect financier de notre véhicule internet. LeStudio1.com a toujours visé une convergence avec un grand groupe média plutôt qu’une action en solitaire. Malheureusement, notre recherche de partenariat financier n’a pas porté fruit et aucune des négociations n’a abouti positivement, ni en langue française (Québec et France) pas plus qu’en langue anglaise (États-Unis). Plusieurs petits groupes médias locaux nous ont bien proposé d’utiliser notreliste d’inscriptions (66 451 adresses courriel/ email) de façon ponctuelle et publicitaire mais aucune contribution financière sérieuse n’était ni offerte, ni disponible pour le développement à long terme du véhicule Internet qu’est LeStudio1.com.
Un dernier appel a été lancé en décembre dernier auprès de diverses personnes, dont certains lecteurs, des amis de l’équipe et des groupes médias, afin de trouver une formule de financement pour LeStudio1.com mais, là encore, rien n’a été productif et personne n’a répondu présent. Nous avons reçu partout un accueil sympathique, des félicitations pour le chemin parcouru et, en bout de ligne,des voeux de « bon courage »…
Il faut souligner que plusieurs groupes médias sont eux aussi en restructuration très profonde autant au Québec, aux États-Unis qu’en France. À Montréal, le quotidien La Presse a presque cessé définitivement ses opérations en décembre dernier dû à des difficultés financières sérieuses et il a éliminé son édition du dimanche tandis que Le Journal de Montréal est menacé de disparition en 2010 à cause du lock-out des employés qui dure depuis bientôt un an (24 janvier 2009) et dont l’obstacle au règlement est là aussi une question financière. D’ailleurs, il faudra voir la suite des événements mais l’excellent
site Rue Frontenac créé par les employés en lock-out du Journal de Montréal sera confronté aux mêmes problèmes que LeStudio1.com au niveau de sa rentabilité malgré sa popularité. Aux États-Unis, plusieurs grands journaux dont The New-York Times licencient des employés dans leur salle de rédaction afin de diminuer les coûts d’opération et la situation est la même en France.
Si un média veut bien informer son public et ses abonnés, il lui faut avoir le moyen de ses ambitions. Pour cette raison, nous avons décidé de poursuivre nos efforts en information et opinions selon une formule exclusivement grand public en s’associant avec divers sites sociaux. Cette formule exigera moins de temps de la part de notre équipe et on peut la définir comme étant, selon le terme anglais, »low-maintenance ». Il faut noter que tous les sites sociaux cherchent également leur formule de rentabilisation mais ils ont l’avantage d’être déjà de grandes entités avec un rayonnement plus large que LeStudio1.com. Leur puissance favorisera nos efforts, rendra possible notre continuité et, à court terme, notre survie.
Le magnat de la presse, Rupert Murdoch l’a très bien expliqué dans un éditorial publié en décembre dernier dans The Wall Street Journal: « La gratuité de l’Internet est un mythe qui doit être rapidement modifié sinon c’est la fin et la faillite des grands groupes médias comme nous les connaissons présentement. »
(Voir texte complet de l’éditorial sur le site LeStudio1.com – 21 décembre 2009) Pour arriver à rentibiliser un projet Internet, il faut obligatoirement avoir une convergence entre le message, le véhicule et des produits à la consommation. Ainsi, il est inutile de diffuser un message qui ne contribue d’aucune façon àprovoquer une action économique de la part du public. Croire à la gratuité d’unproduit est malheureusement une utopie, que l’on soit un média ou une entreprise commerciale. Et selon nous, seul un grand groupe média a les moyens financiers et le rayonnement nécessaire pour réaliser cette convergence efficace entre le message, le véhicule et les produits.
Nous vous présentons plus bas le lien avec notre site officiel LeStudio1.com, hébergé par Yahoo! et dont le nombre de visiteurs a varié en 2009 entre 1000 et 4 000 visiteurs quotidiens, soit tout près d’un million au total durant toute l’année. Nous vous présentons aussi les liens avec nos autres sites au sein des grands réseaux sociaux bilingues, en français et en anglais, de Facebook à WordPress, Google Blogues, Flickr, MySpace et Twitter. À noter que la communication parcourriel/e-mail avec les abonnés sera toujours effectuée de temps à autre puisquenous disposons d’une base de données qui sera maintenue active mais son utilisation se fera uniquement pour des événements hors du commun.
Dans un sens, l’histoire de LeStudio1.com ressemble un peu à celle du
roman Millénium mais en beaucoup moins dramatique… Notre projet a été lancé en 2005 par un petit groupe de passionnés du journalisme, de la photographie et des technologies de l’Internet. L’objectif était alors de s’associer avec le financier Richard Branson de Virgin.
(Voir page équipe LeStudio.com)Au tout début, il y a eu une experte de l’Internet (une sorte de Lisbeth Salender),un journaliste et ex-gestionnaire de Quebecor (une sorte de
Mikael Blomkvist à qui je ressemble d’une certaine façon), une professionnelle de la gestion en relations publiques (une sorte d’Érika Berger qu’est Mademoiselle X) et aussi un homme d’affaires à la retraite, très riche, qui voulait démontrer la véritéconcernant un grand événement historique en utilisant la méthode journalistique. Cet homme d’affaires est décédé en 2008, l’experte en informatique est disparue et toute l’équipe s’est transformée en cours de route.
Comme le chante si bien le grand artiste français
Charles Aznavour: » Il faut savoir quitter la table… »Nous ajoutons : « Ce n’est qu’un au revoir! »
Mais il ne faut pas non plus se faire de fausses promesses ni créer de fausses attentes car cela conduirait à la déception… LeStudio1.com termine aujourd’hui un chapitre important de son histoire car le projet n’a pas réussi à s’imposer sur le plan financier comme le visait notre plan d’affaires. Et comme ce sont les finances qui mènent le monde, il nous faut tourner la page et poursuivre autrement!
Au revoir, merci et au plaisir de continuer nos échanges en très grand nombre sur l’Internet.
Photo 1: Bernard Bujold et les mascottes LeStudio1.com;
Photo 2: Charles Aznavour;
Photo 3: Certains membres de l’équipe depuis 2005 et quelques unes des personnes qui ont inspiré le concept LeStudio1.com
Photo 4: Mademoiselle X et les mascottes LeStudio1.com